2.b. Dresser le tableau de variations de f sur ]0,+∞[
(On peut utiliser la question 2.a de la partie I.)
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Pour tout x∈]0,+∞[, x2>0, donc le signe de f′(x) est celui de h(x)−g(x).
D'après la question 2.a de la Partie I :
Sur ]0,1[, h(x)−g(x)<0⟹f′(x)<0.
Sur ]1,+∞[, h(x)−g(x)>0⟹f′(x)>0.
Et pour x=1, h(1)−g(1)=0⟹f′(1)=0.
On calcule l'image de 1 : f(1)=e1−1−1ln1=1.
Le tableau de variations de f est donc :
2.c. Déduire que pour tout x de ]0,+∞[, ex−1≥1+xlnx
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D'après le tableau de variations, la fonction f admet un minimum absolue sur ]0,+∞[ en x=1, qui vaut f(1)=1.
Donc, pour tout x∈]0,+∞[ :
f(x)≥1ex−1−xlnx≥1ex−1≥1+xlnx
3. Montrer que l'équation f(x)=x admet une solution α tel que :
23<α<2 (On donne f(2)≈2,37 et f(23)≈1,38)
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Considérons la fonction k définie sur [23,2] par k(x)=f(x)−x.
La fonction k est continue sur [23,2] (somme de fonctions continues).
k(2)=f(2)−2≈0,37>0
k(23)=f(23)−23≈−0,12<0
Puisque k(23)×k(2)<0, d'après le théorème des valeurs intermédiaires (TVI), l'équation k(x)=0 admet au moins une solution α∈]23,2[.
Donc, l'équation f(x)=x admet bien une solution α tel que 23<α<2.
4. Soit φ la restriction de la fonction f sur l'intervalle [1,+∞[
4.a. Montrer que φ admet une fonction réciproque φ−1 définie sur
un intervalle J que l'on déterminera.
(L'expression φ−1(x) n'est pas demandée.)
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La fonction φ (restriction de f sur [1,+∞[) est :
Continue sur [1,+∞[ (car f est dérivable sur [1,+∞[).
Strictement croissante sur [1,+∞[ (d'après le tableau de variations de f).
Par conséquent, φ admet une fonction réciproque φ−1 définie sur J=φ([1,+∞[).
J=[φ(1),x→+∞limφ(x)[=[1,+∞[
4.b. Justifier que la fonction φ−1 est strictement croissante
sur l'intervalle J
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La fonction réciproque φ−1 a le même sens de variation que la fonction φ sur son intervalle de définition.
Puisque φ est strictement croissante sur [1,+∞[, alors φ−1 est strictement croissante sur J=[1,+∞[.
5. Le graphique ci-dessous représente la courbe (Cφ) de la fonction φ et la droite (Δ) d'équation y=x
dans un repère orthonormé.
5.a. Justifier graphiquement que pour tout x de [1,α]:φ(x)≤x
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Sur l'intervalle [1,α], on observe sur le graphique que la courbe (Cφ) est située en dessous ou sur la droite (Δ) d'équation y=x.
Par conséquent :
∀x∈[1,α]:φ(x)≤x
5.b. Déduire que pour tout x de [1,α]:φ−1(x)≥x
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φ est continue et strictement croissante sur [1,α], donc
φ([1,α])=[φ(1),φ(α)]
on a : α une solution de l'équation f(x)=x et comme α∈[1,23] et φ=f sur [1,+∞[ alors
φ(α)=α
et on a φ(1)=f(1)=1
donc φ([1,α])=[1,α] et sa signifier que ∀x∈[1,α]:φ(x)∈[1,α]
Soit x∈[1,α].
D'après la question 5.a, on a : φ(x)≤x.
et on a d'après la question 5.b, φ−1 est strictement croissante sur [1,α], alors :
φ−1(φ(x))≤φ−1(x)
Or φ−1(φ(x))=x, on a donc :
x≤φ−1(x)
Finalement : ∀x∈[1,α]:φ−1(x)≥x
5.c. Reproduire la courbe (Cφ) et tracer la courbe (Cφ−1) de
la fonction φ−1 dans un même repère orthonormé.
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Méthode de tracé :
La courbe représentative (Cφ−1) s'obtient par symétrie axiale de la courbe (Cφ) par rapport à la première bissectrice, c'est-à-dire la droite (Δ) d'équation y=x.
Le point (1,1) appartient aux deux courbes et à (Δ).
Le point (α,α) appartient aussi aux deux courbes (point d'intersection avec (Δ)).
La tangente horizontale de (Cφ) au point (1,1) devient une tangente verticale pour (Cφ−1) au même point (1,1).
Partie III :
Soit la suite numérique (un) définie par u0∈]1,α[ et un+1=φ−1(un), pour tout n de N
1. Montrer par récurrence que 1<un<α, pour tout entier naturel n.
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Initialisation : Pour n=0, on a par hypothèse u0∈]1,α[, donc 1<u0<α.
La proposition est donc vraie pour n=0.
Hérédité : Soit n∈N, supposons que 1<un<α.
La fonction φ−1 est strictement croissante sur [1,α] donc
φ−1(1)<φ−1(un)<φ−1(α)
φ(1)=1⟹φ−1(1)=1
φ(α)=α⟹φ−1(α)=α
un+1=φ−1(un)
L'inégalité devient :
1<un+1<α
Conclusion : Par le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, 1<un<α.
2. Montrer que la suite (un) est croissante.
(On peut utiliser la question 5.b de la partie II.)
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D'après la question 5.b de la Partie II, on sait que pour tout x∈[1,α], φ−1(x)≥x.
D'après la question 1 de cette partie, on a pour tout n∈N, un∈]1,α[⊂[1,α].
On peut donc remplacer x par un dans l'inégalité :
φ−1(un)≥un
Ce qui équivaut à :
un+1≥un
Par conséquent, la suite (un) est croissante.
3. En déduire que la suite (un) est convergente et déterminer sa limite.
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Convergence :
La suite (un) est croissante et elle est majorée, donc la suite (un) converge vers une limite ℓ.
Comme 1<un<α, on a l∈[1,α].
Calcul de la limite :
on a
u0∈[1,α]
φ−1 est continue
un+1=φ−1(un)
(un) est convergente
φ−1([1,α])=[1,α]
alors
limun=ℓ⟺φ−1(ℓ)=ℓ⟺ℓ=φ(ℓ)
D'après la question 3 de la Partie II et le graphique, les seules solutions de l'équation f(x)=x sur [1,+∞[ sont 1 et α.
donc ℓ=1 ou ℓ=α.
Or la suite (un) est croissante donc ∀n∈N:un≥u0