Soient f la fonction définie sur I=[1,+∞[ par f(x)=x−1
et g la fonction définie sur J=[0,+∞[ par g(x)=x2+1.
Remplir le tableau suivant :
g(1)=
f(2)=
g(3)=
f(10)=
g(5)=
f(26)=
g(2)=
f(3)=
On donne (Cf) et (Cg) les courbes représentatives de f et g respectivement,
et (Δ) la droite d'équation y=x.
Que remarquez-vous sur les courbes (Cf) et (Cg) ?
Déterminer la monotonie de chaque fonction.
Montrer que f(I)=J.
Montrer que ∀x∈I,f∘g(x)=x.
Soit x∈J. Déterminer g∘f(x).
Correction
g(x)=x2+1 ; f(x)=x−1
g(1)=2
f(2)=1
g(3)=10
f(10)=3
g(5)=26
f(26)=5
g(2)=3
f(3)=2
Les courbes (Cf) et (Cg) sont symétriques par rapport à la droite (Δ).
Les deux fonctions ont la même monotonie :
f est strictement croissante sur [1,+∞[
g est strictement croissante sur [0,+∞[
f(I)=f([1,+∞[)=[1−1,limx→+∞x−1[=[0,+∞[=J
Soit x∈I :
f∘g(x)=f(g(x))=f(x2+1)=x2+1−1=x2=∣x∣=x
(puisque x∈[1,+∞[)
Soit x∈J :
g∘f(x)=g(f(x))=g(x−1)=(x−1)2+1=x−1+1=x
Proposition
Si f est continue et strictement monotone sur un intervalle I, alors f admet une fonction réciproque, notée f−1, définie de J=f(I) vers I telle que :
{f(x)=yx∈I,y∈J⟺{f−1(y)=xx∈I,y∈J
Corollaire
∀x∈I:(f−1∘f)(x)=x
∀x∈J:(f∘f−1)(x)=x
Proposition
Soit f une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle I, f−1 sa fonction réciproque. On a :
f−1 est une fonction continue, strictement monotone sur f(I), et a la même monotonie que f sur I.
La courbe (Cf−1) de la fonction f−1 est symétrique à la courbe (Cf) de la fonction f par rapport à la première bissectrice (la droite d’équation y=x) dans un plan rapporté à un repère orthonormé (O,i,j).
Exemple
Voir l'activité précédente.
II. Applications : Fonction racine n-ième
Définition
Soit n un entier naturel non nul.
La fonction réciproque de la fonction définie sur [0,+∞[ par : x↦xn, est appelée la fonction racine n-ième, et on la note par : x↦nx.
i) On note l’image de x par : nx=xn1 ii) Le nombre nx est appelé la racine n-ième de x.
Propriétés
La fonction x↦nx est continue et strictement croissante sur [0,+∞[,
et on a :
x→+∞limnx=+∞
Dans le plan muni d’un repère orthonormé (O,i,j), la courbe de la fonction x↦nx est symétrique à celle de x↦xn par rapport à la première bissectrice (y=x).
Pour a et b deux réels positifs, on a :
nab=nanbetnba=nbnanan=a;nmam=na;nma=nma