La courbe représentative (P) de f est appelée parabole.
La prabole (P) a pour équation y=ax2
L'origine du repère O(0,0) est le sommet de la parabole (P)
La parabole (P) est symétrique par rapport à l'axe des ordonnées. (car f est paire)
Exemples
Exemple 1 : La fonction f:x↦x2
ici : a=1 donc a>0 et donc :
graphe (Cf) de f :
Tableau de valeurs :
xf(x)−24−11001124
Tracé de (Cf)
Exemple 2 : la fonction g:x↦−2x2
ici : a=−2 donc a>0 et donc :
graphe (Cg) de g :
Tableau de valeurs :
xg(x)−2−8−1−2001−22−8
Tracé de (Cg)
2) La fonction inverse : x↦xa
Considèrons la fonction f définie par : f(x)=xa avec a=0
Domaine de définition : Df=R∗=]−∞,0[∪]0,+∞[
Parité : On a R∗ est symétrique par rapport à 0. Pour tout x∈R∗ :
f(−x)=−f(x)
donc f est impaire.
Variations de f sur R∗ :
Soient x,y∈R∗, on a :
T(x,y)=x−yf(x)−f(y)=xy(x−y)a(y−x)=−xya
Si x,y∈]−∞,0[, alors xy>0.
Donc pour tous x,y∈]−∞,0[, on a T(x,y)<0.
Si x,y∈]0,+∞[, alors xy>0.
Donc pour tous x,y∈]0,+∞[, on a T(x,y)<0.
Résumé :
Si a>0, alors f est strictement décroissante sur les deux intervalles ]−∞,0[ et ]0,+∞[.
Si a<0, alors f est strictement croissante sur les deux intervalles ]−∞,0[ et ]0,+∞[.
Graphe de f : La courbe représentative (H) de la fonction x↦xa est appelée hyperbole, c'est la courbe d'équation y=xa.
L'origine du repère est le centre de symétrie de l'hyperbole (car f est impaire).
Les droites x=0 et y=0 sont des asymptotes à (H).
Exemples
Exemple 1 : la fonction f:x↦x1
Ici : a=1 donc a>0, alors f est strictement décroissante sur les deux intervalles ]−∞,0[ et ]0,+∞[
graphe (Cf) de f :
Tableau de valeurs :
xf(x)20,5110.52
Les autres valeurs ont été obtenues du fait que f est impaire.
Tracé de (Cf)
Exemple 2: a fonction g:x↦−x2
Ici : a=−2 donc a<0, alors g est strictement croissante sur les deux intervalles ]−∞,0[ et ]0,+∞[
graphe (Cg) de f :
Tableau de valeurs :
xg(x)−21−121−22−1
Tracé de (Cg)
II. Etude des fonctions : trinôme et homographique
1) La fonction trinôme : x↦ax2+bx+c
Considèrons la fonction f définie par : f(x)=ax2+bx+c
où a, b et c sont des constantes réellles avec a=0
et (Cf) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O,i,j)
Domaine de définition : Df=R car f est polynôme.
La forme canonique de f(x) est :
f(x)=ax2+bx+c=a(x−α)2+β
où α=−2ab et β=f(α).
Posons X=x−α et g(X)=f(x)−β, donc :
g(X)=aX2
D'où : la courbe (Cf) est l'image de la parabole d'équation y=ax2 par la translation de vecteur u(α,β).
Le point S(α,β) est le sommet de la courbe (Cf).
La droite d'équation x=α est un axe de symétrie de la courbe (Cf).
Variations de f :
Si a>0 :
Si a<0 :
Exemple
f(x)=x2+2x−2
Montrer quef(x)=(x+1)2−3:
f(x)=x2+2x−2=x2+2x+1−1−2=x2+2×x×1+12−3=(x+1)2−3
Déterminer la nature de(Cf) et ses éléments caractéristiques:
On a f(x)=(x+1)2−3, donc α=−1 et β=−3.
La courbe (Cf) est une parabole de sommet S(−1,−3) et d'axe de symétrie d'équation x=−1.
Dresser le tableau de variations def:
On a a=1>0, donc :
Déterminer les coordonnées des points d'intersection de(Cf) avec les axes du repère:
Avec l'axe des ordonnées (où x=0):
f(0)=02+2×0−2=−2
Donc, l'intersection avec l'axe des ordonnées est le point (0,−2).
Avec l'axe des abscisses (où y=f(x)=0):
x2+2x−2=0Δ=b2−4ac=22−4×1×(−2)=12x1=2−2+12,x2=2−2−12x1=−1+3,x2=−1−3
Ainsi, les intersections de la courbe Cf avec les axes du repère sont:
Avec l'axe des ordonnées : A(0,−2),
Avec l'axe des abscisses : B(−1+3,0) et C(−1−3,0).
Construire la courbe(Cf):
Tableau de valeurs :
x
−4
−3
−2
−1
0
1
2
f(x)
6
1
−2
−3
−2
1
6
Tracé de (Cf) :
2) La fonction homographique : x↦cx+dax+b
Si c=0, alors f(x)=dax+b=dax+db donc f une fonction affine.
→ Nous supposons c=0.
La fonction n'est pas définie pour x=−cd (La valeur qui annule le dénominateur).
→ Domaine de définition est : Df=R−{−cd}.
Si ad−bc=0, donc ad=bc :
f(x)=cx+dax+b=c(cx+d)cax+cb car c=0=c(cx+d)cax+ad=c(cx+d)a(cx+d)=ca
Donc f est constante.
Considèrons la fonction f définie par : f(x)=cx+dax+b
avec a, b , c et d sont des constantes réelles vérifiant : c=0 et ad−bc=0
et (Cf) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O,i,j)
Domaine de définition :Df=R−{−cd}
La forme réduite de f(x) est : f(x)=β+x−αk
Pour déterminer α, β et k on calcule : f(x)−ca
Posons X=x−α et g(X)=f(x)−β, donc : g(X)=Xk
d'où : la courbe (Cf) est l'image de l'hyperbole d'équation y=xk par la translation de vecteur u(α,β).
(Cf) est l'hyperbole de centre Ω(−cd;ca) et d'asymptotes d'équations x=−cd et y=ca.
Variations de f :
Si k>0 :
Si k<0 :
Exemple
f(x)=x−12x−5
Df=R−{1}=]−∞;1[∪]1;+∞[
Forme réduite :
f(x)−ca=f(x)−12=x−12x−5−2=x−1−3
Donc :
f(x)=2+x−1−3;x=1
Tableau de variations : on a : k=−3<0, donc :
(Cf) est l'hyperbole de centre Ω(1;2) et d'asymptotes d'équations x=1 et y=2.
Intersection de (Cf) avec les axes du repère :
Intersection avec l'axe des ordonnées (où x=0) :
f(0)=0−12⋅0−5=−1−5=5
Donc, l'intersection avec l'axe des ordonnées est le point (0,5).
Intersection avec l'axe des abscisses (où y=0) :
x−12x−5=02x−5=0x=25
Donc, l'intersection avec l'axe des abscisses est le point (25,0).
Ainsi, les intersections de la courbe Cf avec les axes du repère sont :