A=⎝⎛−1−1−1−1−1100−2⎠⎞
M(x)=I+xA pour tout x∈R où I la matrice identité de M3(R)
1/a/ A2=−2A ?
A2=A×A=⎝⎛−1−1−1−1−1100−2⎠⎞⋅⎝⎛−1−1−1−1−1100−2⎠⎞=⎝⎛22222−2004⎠⎞=−2⎝⎛−1−1−1−1−1100−2⎠⎞=−2A
1/b/ M(x).M(y)=M(x+y−2xy) ?
On a :
M(x)=I+xA,M(y)=I+yA
Donc
M(x)M(y)=(I+xA)(I+yA)=I2+yI.A+xA.I+xyA2=I+yA+xA+xyA2=I+xA+yA+xy(−2A)=I+(x+y−2xy)A
Car
- I2=I
- I.A=A.I=A
- et A2=−2A
2/a/ M(21)×⎝⎛000000001⎠⎞ ?
M(21)=I+21A
on a
I=⎝⎛100010001⎠⎞
et
21A=⎝⎛−21 −21 −21−21−212100−1⎠⎞
Donc
M(21)=⎝⎛21−21−21−212121000⎠⎞
Alors
M(21)×⎝⎛000000001⎠⎞=O
2/b/ M(21) n’est pas inversible ?
Posons R=⎝⎛000000001⎠⎞
Si M(21) est inversible alors il existe une matrice P tel que P.M(21)=I
et on a M(21).R=O⟹P.M(21).R=P.O⟹R=O absurde car R=O
3/
Rapel : un ensemble S est stable par une loi de composition interne ∗ si pour tous x,y∈S on a x∗y∈S
On a d’après la question 1.b :
M(x)⋅M(y)=M(x+y−2xy)
Donc M(x)⋅M(y)∈E
Supposons que M(x)∈E∖{M(21)} et
M(y)∈E∖{M(21)}
Alors x=21 et y=21
x+y−2xy=21⟺x+y−2xy−21=0⟺−21(x+y−2xy−21)=0⟺(x−21)(y−21)=0⟺x=21ouy=21
Par contraposée :
x=21 et y=21⇒x+y−2xy=21
Donc :
M(x+y−2xy)∈E∖{M(21)}
Autrement dit :
M(x)⋅M(y)∈E∖{M(21)}
Donc l’ensemble E∖{M(21)}
est stable par multiplication.
4/ (E−{M(21)},×) est un groupe commutatif ?
On pose :
G=E∖{M(21)}
🔹 Stabilité
D’après la question 3/b, on a :
G est stable par la multiplication.
🔹 Commutativité
M(x)⋅M(y)=M(x+y−2xy)=M(y+x−2yx)=M(y)⋅M(x)
Donc la loi est commutative.
🔹 Associativité
On a :
M(x)⋅(M(y)⋅M(z))=M(x)⋅M(y+z−2yz)=M(x+y+z−2xy−2xz+4xyz)
et :
(M(x)⋅M(y))⋅M(z)=M(x+y−2xy)⋅M(z)=M(x+y+z−2xy−2xz+4xyz)
Donc :
M(x)⋅(M(y)⋅M(z))=(M(x)⋅M(y))⋅M(z)
La loi est associative.
🔹 Élément neutre
M(0)=I∈G
et
M(x)⋅I=I⋅M(x)=M(x)
Donc M(0) est l’élément neutre.
🔹 Inverses
Soit M(x)∈G.
M(x)⋅M(y)=I⇒x+y−2xy=0⇒y=2x−1x
Si y=21 alors :
2x−1x=21⇒2x=2x−1⇒0=−1
Contradiction.
Donc M(y)∈G est l’inverse de M(x).
✅ Conclusion
L’ensemble :
G=E∖{M(21)}
muni de la multiplication matricielle est un groupe commutatif
5/
∀(x,y)∈R2:M(x)TM(y)=M(x+y−21)
∀x∈R:φ(x)=M(21−x)
5/a/ φ est un homomorphisme de (R,+) vers (E,T) et que φ(R)=E.
φ(x+y)=M(21−x−y)
φ(x)Tφ(y)=M(21−x)TM(21−y)=M(21−x+21−y−21)=M(21−x−y)
Donc
φ(x+y)=φ(x)Tφ(y)
⟹φ est un homomorphisme de (R,+) vers (E,T)
Soit x∈R, alors :
on a : φ(x)=M(21−x)
-
Pour tout x∈R, on a 21−x∈R donc φ(x)∈E⇒φ(R)⊂E.
-
Soit M(x)∈E, avec x∈R
Posons a=1−2x⇒x=21−a.
Donc M(x)=M(21−a)=φ(a)∈φ(R)⇒E⊂φ(R).
Conclusion :
φ(R)=E
5/b (E,T) est-il un groupe commutatif ?
-
(R,+) est un groupe commutatif
-
φ est un homomorphisme surjectif de (R,+) vers (E,T) car φ(R)=E
-
L’image d’un groupe commutatif par un homomorphisme surjectif est un groupe commutatif
Donc : (E,T) est un groupe commutatif
6/
(E,T,×) est un corps si :
-
(E,T) est un groupe commutatif (vu en 5/b/)
-
(E∖{M(21)},×) est un groupe commutatif (vu en 4/)
-
La loi × est distributive pa rapport à la loi T
Don il reste à démontrer la distributivité
montrons que
M(x)×(M(y)TM(z))=[M(x)×M(y)]T[M(x)×M(z)]
Soient x,y,z∈R. On veut montrer que :
M(x)×(M(y)TM(z))=(M(x)×M(y))T(M(x)×M(z))
On a par définition de T :
M(y)TM(z)=M(y+z−21)
Donc :
M(x)×M(y+z−21)=M(x+y+z−21−2x(y+z−21))
Développons :
=M(x+y+z−21−2xy−2xz+x)=M(2x+y+z−2xy−2xz−21)
De l’autre côté :
(M(x)×M(y))T(M(x)×M(z))=M(x+y−2xy)TM(x+z−2xz)
=M((x+y−2xy)+(x+z−2xz)−21)=M(2x+y+z−2xy−2xz−21)
Les deux membres sont égaux.